Dans l’attente d’une étincelle

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Le 18/12/2017 par Guylaine Gavroy (DNA)

Suspendu, Stéphane Eberlin a laissé sa place à Daniel Pereira. Las, l’assistant souffelois s’est heurté aux mêmes limites en attaque que le titulaire du poste et, désormais, espère l’étincelle qui libérera enfin son groupe offensivement.

Samedi soir, Stéphane Eberlin a pris place dans la tribune de la Davo Pévèle Arena. Sanctionné d’une troisième faute technique lors de la rencontre opposant son équipe à Chartres, lors de la 9e  journée, le coach souffelois a purgé sa peine.

Pied de nez du destin, Tristan Maarawi, l’arbitre qui l’avait ainsi condamné, officiait à nouveau pour cette rencontre.

« C’est offensivement que ça pèche »

C’est donc Daniel Pereira, l’assistant de toujours, qui est monté au feu. « C’est forcément un contexte particulier parce que, même si nous sommes complémentaires, Stéphane et moi n’avons pas le même tempérament, ni le même rapport avec les joueurs, convient le headcoach d’un soir. On avait discuté de ce que nous allions mettre en place, il n’était pas question que je fasse des choses qui n’étaient pas prévues. Quand tu es assistant, tu dois rester dans un certain contexte, il n’est pas question de révolutionner le jeu. C’est une responsabilité que tu ne peux pas prendre. »

Si Daniel Pereira a parfaitement suivi le plan de jeu, il n’en a pas été de même des joueurs. « Si les options que nous avons choisies n’ont pas marché, c’est surtout parce que les joueurs ne les ont pas respectées. Et en attaque, on a été en panne d’adresse, on finit à 7 sur 27 à trois points. En plus, on a raté des tirs même quand ils étaient ouverts. En face, cela a été facile pour eux, ils n’ont plus eu qu’à verrouiller la raquette puisque nos tirs extérieurs ne rentraient pas. »

Une nouvelle fois, c’est en attaque que les Souffelois ont montré leurs limites. « C’est offensivement que ça pèche. On n’arrive pas à développer du jeu rapide, c’est incompréhensible, parce qu’on a tout ce qu’il faut pour ça, regrette l’entraîneur du BCS. C’est une déception parce qu’en début de saison, on y arrivait. On est une équipe défensive, on tient bien notre défense, mais à un moment, il faut mettre des paniers pour gagner. »

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir cherché, avec Stéphane Eberlin, des solutions pour relancer la dynamique offensive. Parler avec les uns et les autres pour redonner de la confiance. Mais rien n’y fait.

« La question est : quelle est l’étincelle qui nous fera repartir ? Si nous avions réussi à battre Saint-Vallier, cette victoire aurait pu débloquer les choses, cela aurait redonné de la confiance aux joueurs. Parce qu’ils sont en plein doute et aucun n’arrive à prendre la responsabilité de faire les choses alors que c’est cette prise d’initiative qui provoque le jeu rapide », estime l’adjoint promu.

À Orchies, Fabyon Harris et ses coéquipiers ont encaissé leur neuvième défaite de la saison et pointent désormais à la 14place de la division, à une victoire des play-offs. Les Alsaciens devraient avoir l’occasion de renouer avec le succès mercredi, lors du dernier déplacement de l’année, au Centre fédéral, dernier de N1. Une victoire pour enfin trouver étincelle ?

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