Balayer le doute

valentin-correia-etait-sur-un-nuage-a-longue-distance-samedi-photo-archives-dna-cedric-joubert-1515361823

Le 08/01/2018 par Guylaine Gavroy (DNA)

Après Sorgues – BCS (92-98)

Mené durant toute la rencontre, Souffel a réussi à inverser la tendance et à empocher un deuxième succès de rang. Mais les Alsaciens, trop souvent dans la réaction, manquent clairement de stabilité, de sérénité, et pourraient avoir à nouveau perdu leur capitaine Elson Mendy.

Valentin Correia et les Souffelois ont débuté 2018 de la même façon qu’ils avaient achevé 2017, par une victoire. Autant, mi-décembre, sur le parquet du Centre fédéral, les Alsaciens n’avaient jamais été inquiétés, autant, du côté de Sorgues, la victoire aura été longue à se dessiner et difficile à arracher.

« On a encaissé un 17-0 pour commencer. En trois minutes, on perd deux ballons, ils prennent deux rebonds offensifs, on fait zéro stop défensif et deux-trois gamelles, liste Stéphane Eberlin. On est revenu à la mi-temps et, à nouveau, on a pris un éclat. Et puis à quatre minutes de la fin, on passe enfin devant grâce à une belle réussite aux tirs de Valentin (Correia) et une bonne association Staniulis-El Ghazi à l’intérieur. »

« Trois fois on a été dans les cordes, trois fois on est revenu »

Un retour rendu possible grâce à la grosse force mentale des Souffelois. Une qualité que le coach alsacien apprécie. « Trois fois on a été dans les cordes, trois fois on est revenu. Ça prouve qu’on a vraiment un gros moral. Les joueurs savent qu’il ne faut rien lâcher, c’est vraiment positif et c’est aussi notre marque de fabrique. » Mais Stéphane Eberlin n’en regrette pas moins la nécessité, par trois fois, d’avoir eu à réagir et ce problème, le technicien bas-rhinois va devoir y trouver une solution. « On est toujours dans la réaction parce que le groupe manque de stabilité. Avec les défaites et les blessures, le doute s’est installé. Et chaque fois, le moindre grain de sable nous met en difficulté. Quand Valentin perd deux ballons dans les deux premières attaques, on est tout de suite dans le doute. »

Et le stratège alsacien de regretter l’absence d’un leader capable d’apporter de la sérénité et de la stabilité d’autant qu’Elson Mendy, qui endosse parfois ce rôle-là, pourrait être à nouveau indisponible. L’intérieur a vu son genou enfler après un choc et passera des tests médicaux aujourd’hui.

Souffel en mal de leader

« Il nous manque un joueur comme Jessie Begarin (l’ancien de Souffelweyersheim fait aujourd’hui les beaux jours du Portel en Pro A) , un gars capable d’être dur tout le temps, même à l’entraînement, et qui est capable de tirer l’équipe et de mobiliser tout le monde sur le terrain. »

Si la quiétude viendra de l’enchaînement des succès, les joueurs de Souffel sont sur la bonne voie. Et la réception de Gries, le voisin leader de Nationale 1 jusqu’à demain au moins et la rencontre entre Saint-Vallier et Brissac, pourrait bien les requinquer.

Mentions légales BCS