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Le 06/05/2019 par DNA

Samedi, en battant Le Havre, Souffel a remporté son premier titre de champion de France, synonyme de montée en Pro B, et succédé au palmarès de Nationale 1 à Gries-Oberhoffen. L’émotion était palpable aux Sept-Arpents.

Certains n’avaient pas de mots, sous le coup de l’émotion. D’autres en avaient trop, exubérants et volubiles. Dans la communion avec le public qui les avait portés, les Souffelois, médailles d’or autour du cou, n’ont pas boudé leur plaisir, distribuant bises, accolades, poignées de main et selfies. Se refilant le trophée symbolisant le titre de champion de France, le premier de l’histoire du club.

« Qu’est-ce qu’on est bien ensemble ! »

Pourtant, la délivrance avait mis du temps à arriver. « À quinze secondes de la fin, quand ils loupent le tir et qu’on prend le rebond, j’ai dit “p… ça y est, c’est bon”, lâchait Stéphane Eberlin, qui va retrouver la Pro B, trois ans après l’avoir quittée. Cédric Kuakumensah se blesse au bout de 1’30, Aldo Curti ne joue pas beaucoup ( 12 minutes seulement ) en raison des fautes, mais malgré ça, on est resté solide. Lorsque Le Havre revient sur la fin, Frank (Tchoubaye) nous met un énorme tir. Franchement, le match de ce soir (samedi) est à l’image de ce qu’ils ont fait toute la saison. Ils n’ont jamais rien lâché dans les moments difficiles. Je suis très fier des joueurs ! »

La gorge serrée, Lucas Diemer peinait à parler : « Personne ne pensait que ça pourrait arriver, c’est incroyable ». Le meneur avait parfaitement suppléé Aldo Curti qui, à l’instar de son jeune back-up, préférait profiter du moment que disserter, lui qui a été coopté à Souffel par Jason Bach.

Capitaine expérimenté, c’est bien Jason Bach qui a été le chef de cette bande. « Revenir à Souffel et remonter directement, ce n’était pas prévu dans le plan, s’amusait celui qui s’offre une deuxième accession avec le BCS. C’est la conclusion d’une saison extraordinaire. On a commencé la première journée en gagnant au “buzzer” à Boulogne, et on termine chez nous en ayant parcouru un chemin incroyable. On n’était de loin pas la meilleure équipe, mais il y a une vraie complémentarité entre les joueurs. Qu’est-ce qu’on est bien ensemble ! »

En plus de Curti, Bach avait également conseillé Sylvain Sautier au staff bas-rhinois. L’intérieur a été contraint de serrer les dents avant de s’époumoner dans les chants de victoire. « J’ai pris un coup au genou à Challans et je ne me suis pas entraîné de la semaine, j’ai repris vendredi. J’ai fait tous les soins possibles, je savais qu’il fallait tenir quarante minutes pour atteindre l’objectif. Là, avec l’adrénaline, ça va, mais sur certains appuis, j’ai ressenti la douleur. Mais pour un truc comme ça, on peut serrer les dents tous les jours. »

Facteur X et auteur de l’énorme panier qui a mis Souffel définitivement à l’abri, Frank Tchoubaye n’en revenait pas. « Franchement, c’est indescriptible. Quand je suis arrivé ici, je ne m’attendais pas à monter. Le coach m’avait dit “on veut jouer les play-offs”. Et là, plus qu’un match à jouer (à Rueil, samedi) et on sera en Pro B. Je ressens de la joie, pour le club, la ville, tout ce monde qui nous soutient. »

Assis à ses côtés, Cédric Kuakumensah, large sourire aux lèvres, multipliait les superlatifs : « C’est une victoire incroyable ! Ça a été un match difficile jusqu’à la fin, mais on est allé décrocher la victoire, c’est complètement fou ! Faut fêter ce titre maintenant ! »

Et c’est bien ce que les Souffelois ont fait jusqu’au bout de la nuit…

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